Gauche alternative 2007 du Cher
Gauche alternative 18

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Réponse à l'Association Pour l'Emploi, l'Information et la Solidarité des chômeurs et des travailleurs précaires:

Objet : suite à notre entrevue du mercredi 6 juin 2007 en vos locaux.

Jean Luc Julien candidat
dans la 3 ème circonscription

Gauche alternative 2007”
14 rue E. Deschamps
18000 Bourges

à “APEIS”
8 rue Galilée
18000 Bourges
.

à Bourges le 07 juin 2007


Monsieur le président,

            Vous avez désiré interpeller les candidats à la députation sur leur position face aux problèmes douloureux que rencontre toutes les chômeuses et tous les chômeurs.

            Je suis conscient des contraintes que le demandeur d’emplois subit et de l’état psychologique que l’absence de travail entraîne. Nous avons échangé largement sur ce sujet, mercredi dernier dans vos locaux et sur votre invitation, avec vos adhérents.
Au cours des divers échanges, nous avons abordé en particulier le point concernant votre revendication à “un statut de vie sociale et professionnelle”.

Je suis en accord avec vous pour ce qui est de l’exigence d’un revenu dès la perte d’un emploi et ce au même niveau que le salaire lié à l’emploi perdu, assorti d’une non dégressivité.
Je suis aussi en accord avec votre association en ce qui concerne la mise en place immédiate, après une perte d’emploi, de stage de remise à niveau et de formation qualifiante et rémunéré reconnue par le monde des entreprises et libérée des abattements consentis par les pouvoir publique au niveau des cotisations sociales patronales. Ces stages et formations devront bien sûr correspondre à la qualification précédente du licencié et la qualification être a court terme atteignable par ce dernier.

Pour notre mouvement “gauche alternative 18” il nous apparaît urgent de remettre le droit au travail en avant des revendications, et cela en opposition au discours ambiant proposant aux personnes possédant déjà un travail “de travailler plus pour gagner plus”. Cette proposition entraînera, de fait, une recrudescence de l’individualisme, un recule de l’acquis des 35 heures, un abrutissement dans le travail avec des répercussions familiales et sociale dont nous ne pouvons pas encore évaluer la portée.

                Votre proposition est bien entendue dans l’air et dans les cartons du nouveau gouvernement et il y aura donc sans doute des avancées en ce sens. Ce projet est connu sous l’appellation “flex-sécurité” en place entre autre au Danemark. C’est un projet intéressant bien entendu mais il pêche au niveau de son financement.

                Dans ce système le financement des formations est issu d’une part de l’individu qui cotise à une caisse, par ponction obligatoire sur son salaire, tout au long de sa vie de travailleur, et d’autre part du gouvernement qui, lui, attribue à ce système une partie des impôts sur le revenu. Nous pouvons donc dire que dans le système que l’on nous proposera, seul le travailleur fournira le financement de sa propre formation, par ses cotisations et ses impôts. L’entreprise n’aura aucun sentiment pour licencier, son ex employé ayant une prise en charge par lui-même et la société d’une formation et d’un programme de réinjections dans le monde du travail d’individus de nouveau performant pour les entreprises.

Dans ce système nous voyons plusieurs indécences !

1/     l’employeur pourrait se libérer d’une masse salariale sans remord, pour éventuellement faire une redistribution conséquente à ses actionnaires, c’est déjà une pratique courante mais associée (de moins en moins ) à une prime de licenciement. Les syndicats de patrons auront rapidement le réflexe de demander à être libérés de cette obligation.

2/     la formation continue, du travailleur, intégrée au programme de toute entreprise qui veut rester performante sur le marché, disparaîtra ! L’employeur ayant sur le marché des travailleurs formés gratuitement par la société et les travailleurs eux même.

3/     le licenciement d’un travailleur pour "fin de compétence" en nouvelle technologie sera en progression.

4/      l’entreprise aura tous les bénéfices dans la mise en place de la “flex-sécurité”.

     A/ pas de dépense en formation continue.

    B/ pas de prime d’ancienneté, les nouveaux dans l’entreprise ne pouvant réclamer une ancienneté quelconque précédente. Le renouvellement des “anciens” entraînant une absence de fait des travailleurs liés à l’historique de l’entreprise.

   C/ par truchement : absence de conflits sociaux, le renouvellement éliminant les cohésions possibles entre les travailleurs pour défendre les conditions de travail, les salaires etc. ...

Pour être un projet viable pour un plus grand nombre, ce projet de flex-sécurité se devrait d’être en grande partie financée par l’entreprise elle-même, sous la forme de cotisation patronale pour formation des personnels et/ou sous la forme d’une taxe sociale liée à la plus value crée par le travailleur sur le produit fabriqué. Je suis conscient que cela n’exclurait en rien les effets pervers cités ci-dessus mais cela permettrait du moins de préparer une loi protégeant le parcours de formation tout au long de sa vie du travailleur dans ou hors l’entreprise.

C’est dans ce sens que je travaillerai si, je suis élu “gauche alternative 2007” dans la troisième circonscription. Avec tous les éventuels élus de gauches qui se refusent vraiment à accompagner le libéralisme, je travaillerai à la création d’un projet libéré des travers rudes de conséquences pour le salarié que le projet de “flex-sécurité” entraînent dans sa mise en œuvre.

Veuillez recevoir, Monsieur le président mes salutations militantes et l’assurance que mon combat pour une société solidaire ne s’arrêtera pas après les législatives et que quel qu'en soient les résultats pour moi et le mouvement que je représente. Je reste à votre disposition au cas ou des ombres persisteraient dans ma réponse.

Jean Luc Julien
Candidat “Gauche alternative 2007”
dans la troisième circonscription du Cher